avril 23

Mireille Lavoie Professeure en sciences infirmières

La philosophie semble avoir toujours fait partie de moi. Toute petite déjà, en fait beaucoup trop tôt pour ma mère, je m’interrogeais sur les mystères de l’existence et, donc, sur ceux de la mort et du mourir. Le fait d’exister, de vivre, de côtoyer l’Autre, de devoir choisir et de tracer son identité propre est devenu rapidement source d’interrogations – non comme des objets d’angoisse quotidiens, mais plutôt de curiosité avide et de questionnements sans fin.

Ce n’est sans doute pas pour rien que je suis devenue ce que je suis… Une infirmière, aujourd’hui professeure et chercheuse dans le domaine des soins palliatifs. Après avoir terminée ma maîtrise en sciences infirmières dans le champ de l’éthique, j’ai ensuite réalisé mon rêve de faire un doctorat en philosophie. À mon humble avis, le soin de l’autre ne pouvait se passer d’une réflexion première sur la personne, la personne malade et en fin de vie, et ce sous l’angle d’une distinction fondamentale entre la mort et le mourir. Ce n’est qu’ensuite qu’une conception du soin et du soin palliatif devait et pouvait prendre forme.

Aujourd’hui, à travers mes diverses fonctions, je continue d’affirmer que les sciences de la santé, le soin de l’autre, ne peuvent se passer de la philosophie.

Aujourd’hui, certains des gradués de notre faculté peuvent réaliser leur doctorat en sciences infirmières sur la base d’une approche philosophique.

Aujourd’hui, grâce à tous ceux et celles qui m’ont précédée et appuyée dans les différentes étapes de ma carrière, grâce à ces autres professeurs et chercheurs qui prennent la relève, nous pouvons poursuivre ce travail fascinant et nécessaire au soin de l’autre et au vivre ensemble.

Mireille Lavoie
Baccalauréat en sciences infirmières
Maîtrise en sciences infirmières (éthique)
Doctorat en philosophie